Poser le problème
La conscience est ce par quoi un sujet se sait présent au monde et à lui-même. Elle semble fonder l'identité personnelle : je reste « moi » malgré le passage du temps. Mais si une partie de ma vie psychique m'échappe, que vaut cette certitude ?
La conscience immédiate accompagne l'action sans la juger. La conscience réfléchie prend le sujet lui-même pour objet : c'est elle qui rend possible le retour sur soi, et donc le jugement moral.
Trois positions à connaître
- La conscience comme certitude première : le doute lui-même suppose un sujet qui doute.
- La conscience comme illusion partielle : nous connaissons nos désirs, non les causes qui les produisent.
- La conscience comme construction sociale : le sujet se découvre dans le regard d'autrui et dans le langage qu'il reçoit.
L'objection de l'inconscient
L'hypothèse d'un psychisme inconscient explique des faits que la conscience laisse sans raison : lapsus, oublis, rêves, symptômes. Elle déplace la question : le sujet n'est plus transparent à lui-même, il a quelque chose à interpréter.
Reconnaître un inconscient n'est pas supprimer la responsabilité. Un devoir qui conclut « je ne suis pas responsable puisque je suis déterminé » escamote le problème au lieu de le traiter.
Plan possible
- La conscience paraît donner au sujet une connaissance directe de lui-même.
- Mais cette connaissance est partielle : l'inconscient et le poids du social la limitent.
- La conscience vaut alors moins comme savoir achevé que comme exigence : se reprendre, se juger, répondre de ses actes.
Un exemple précis vaut mieux que trois références citées de loin. Choisis-en un, analyse-le vraiment, et fais-le travailler dans les trois parties.