Trois mois après son accouchement, un dos qui ne suit plus, aucune envie de salle, et un bébé qui dort par tranches imprévisibles. La contrainte n’était pas la motivation : c’était l’emploi du temps.
Douleurs lombaires en portant le bébé, un périnée fragilisé, et des épaules bloquées par l’allaitement. Sa sage-femme a validé la reprise. Restait à savoir quand, et comment.
On me disait de prendre du temps pour moi. Mon temps pour moi, c’était quarante minutes, sans prévenir, une ou deux fois par jour.
Maya a écrit ce qu’elle ne pouvait pas garantir : « je ne peux pas promettre une heure fixe ». Une professeure a proposé un fonctionnement inhabituel — un créneau réservé, décalable jusqu’à deux heures avant.
Première séance : trente-cinq minutes au lieu d’une heure, parce que c’est la durée d’une sieste sûre. Asma commence par la respiration et le périnée, et ne fait aucun abdominal — l’exercice que Maya avait essayé seule et qui aggravait tout.
Asma n’a jamais soupiré quand j’ai décalé. C’est la seule raison pour laquelle j’ai tenu cinq mois.
Un cours a un horaire, et c’est à l’apprenant de s’y rendre. Quand la contrainte est un nourrisson, cette logique exclut mécaniquement. Le créneau décalable et la durée courte ne sont pas des concessions : c’est ce qui rend la pratique possible.
C’est aussi la période où le contenu compte le plus : certains exercices courants sont contre-indiqués, et une vidéo générique ne le dit pas.
Yoga post-natal, reprise du sport, respiration, dos. Des professeures travaillent en séances courtes, à horaire décalable.
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