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auto_storiesHISTOIRE · INFORMATIQUE & TECH

Mehdi, 33 ans,
et neuf mois
de code relu.

Comptable depuis huit ans, décidé à changer de métier sans repasser par l’école. Le problème n’était pas d’apprendre à coder — les cours en ligne sont partout. C’était de savoir si ce qu’il écrivait passerait en entreprise.

placeTunis codeDéveloppement web · reconversion schedule6 minutes de lecture
01 La décision

Huit ans de comptabilité, et un samedi de janvier.

Il avait commencé à automatiser ses propres tableaux avec des macros, puis du Python. Un samedi, il a réalisé qu’il y passait ses week-ends par plaisir. Sa femme lui a demandé pourquoi il ne changeait pas de métier.

Je ne manquais pas de cours. J’en avais trop. Ce que je n’avais pas, c’était quelqu’un pour me dire si mon travail valait quelque chose.

MBMehdi
02 Neuf mois de cours en ligne

Il savait faire. Il ne savait pas si c’était bien.

smart_displayTrois formations complètes — deux terminées, certificats obtenus, aucun retour humain sur une seule ligne de code.
task_altDes exercices auto-corrigés — le test passe ou ne passe pas. Rien sur la lisibilité, la structure, la maintenabilité.
forumDes forums — utiles pour une erreur précise, muets sur « est-ce que je m’y prends bien ».
work_offSept candidatures — aucune réponse. Il ne savait pas si c’était son code, son CV, ou son âge.
03 La rencontre

Un développeur qui relit son code le dimanche.

Mehdi cherchait un mot précis dans les profils : revue de code. Il a trouvé un développeur senior qui proposait exactement ça — une heure par semaine, sur son travail réel, pas sur des exercices.

KH Karim H.verified Mentor · développement web et revue de code 5,044 avis
videocamEn ligne event_availableDimanche 10:00 schedule1 h / semaine payments95 DT

Première séance, Karim ouvre le projet dont Mehdi est le plus fier. Il ne commente pas la fonctionnalité — il commente les noms de variables, la duplication, et l’absence totale de tests. Mehdi dit avoir eu honte pendant vingt minutes.

04 Neuf mois

Un projet par trimestre, relu chaque semaine.

Mois 1–3Un premier projet réécrit trois fois. Karim refuse de passer à la suite tant que la structure ne tient pas.
Mois 4Les tests. Mehdi les trouve inutiles, Karim lui fait casser volontairement son propre code.
Mois 5–6Un projet à deux développeurs : Karim contribue et lui ouvre des demandes de correction comme en entreprise.
Mois 7Son CV et son portfolio. Karim en supprime les deux tiers — les certificats passent en dernière ligne.
Mois 8Entretiens techniques blancs. Trois, avec des collègues de Karim, dont un qui recrute réellement.
Mois 9Embauché. Pas par ce contact — par une candidature spontanée, la vingt-deuxième.
05 Deux ans après

Il relit le code des juniors.

9 mois entre la première revue de code<br>et son embauche. Trente-six séances de une heure, une par semaine, le dimanche matin. Salaire de départ inférieur de 15 % à son ancien poste de comptable, rattrapé en dix-huit mois.

Les cours m’ont appris à écrire du code. Karim m’a appris à écrire du code que quelqu’un d’autre peut lire.

MBMehdi
CE QUE « MENTOR » APPORTE ICI

Les cours sont
gratuits.
Le retour,
non.

Apprendre à coder n’a jamais été aussi accessible — et c’est précisément ce qui rend le mentorat nécessaire. Un test automatisé dit si le code fonctionne, jamais s’il est bon. Cette différence sépare un autodidacte d’un professionnel employable.

task_altFaire passer les testsLe code fonctionne. Personne ne sait s’il est maintenable.
rate_reviewFaire relire son codeQuelqu’un qui recrute vous dit ce qui serait refusé en entretien.

C’est aussi la plus longue relation de cette collection : neuf mois, parce qu’un changement de métier ne s’accélère pas.

Tu apprends seul, et tu ne sais pas où tu en es.

Développement, data, design, cybersécurité. Des professionnels en poste relisent ton travail réel chaque semaine et te disent ce qui passerait en entretien.

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