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auto_storiesHISTOIRE · SCOLAIRE

Sara, 10 ans,
et les fractions.

Trois mois de blocage, deux professeurs introuvables, un quartier sans institut. Puis une heure le mercredi soir, en visio, avec quelqu’un qui a commencé par lui demander ce qu’elle aimait.

placeLa Marsa, Tunis calculateMathématiques · CM2 schedule7 minutes de lecture
01 Le blocage

« Elle avait décidé qu’elle était nulle en maths. »

En novembre, Sara rapporte un 6 sur 20. Ce n’est pas la note qui inquiète Amel, sa mère — c’est la phrase qui l’accompagne : « de toute façon, je suis nulle ». En trois mois, les fractions sont devenues une affaire d’identité.

Le soir, on essayait ensemble. Au bout de vingt minutes, elle pleurait et moi je m’énervais. On a arrêté d’essayer.

ABAmel, la mère de Sara
02 Ce qui a été essayé

Quatre pistes, aucune qui tienne.

Amel n’est pas partie de rien. Elle a cherché pendant six semaines — c’est ce qui rend la suite parlante.

groupsL’institut du quartier — des groupes de douze. Sara n’a pas posé une seule question en quatre séances.
directions_carUn professeur à Tunis centre — excellent, mais quarante minutes de route dans chaque sens, deux fois par semaine.
forumUn groupe de parents — trois noms recommandés, tous complets jusqu’en septembre.
smart_displayLes vidéos en ligne — Sara les regardait. Personne pour voir où, exactement, elle décrochait.
03 La rencontre

Une recherche, un filtre, onze profils.

Sur Mentorni, Amel tape « mathématiques », coche primaire, puis en ligne — puisque la distance était le vrai obstacle. Onze profils, avec leurs créneaux réels et leurs tarifs affichés. Elle en ouvre trois. Elle en réserve un.

NK Nadia K.verified Mathématiques · primaire et collège 4,938 avis
videocamEn ligne event_availableMercredi 18:00 personEn tête-à-tête payments45 DT l’heure

Ce qui a décidé Amel n’était pas la note. C’était une phrase dans la présentation de Nadia : « Je commence toujours par chercher ce que l’élève sait déjà faire. »

04 La première séance

Une heure, un mercredi soir.

Amel avait prévu d’écouter derrière la porte. Elle est partie au bout de dix minutes : Sara riait.

18:00Nadia ne parle pas de maths. Elle demande à Sara ce qu’elle aime. Réponse : la pâtisserie.
18:09« Une recette pour six, tu la fais pour quatre. Tu diminues comment ? » Sara répond juste, sans savoir qu’elle vient de faire une fraction.
18:20Elles écrivent la même chose avec des chiffres. Sara voit que c’est identique.
18:45Trois exercices du manuel. Deux justes. Le troisième sert à repérer précisément où ça casse : la mise au même dénominateur.
19:00Nadia envoie une page à Amel : ce qui va, ce qui reste à travailler, et un exercice pour dimanche.
05 Aujourd’hui

Quatorze séances plus tard.

Sara n’est pas devenue première de sa classe, et ce n’était pas le but. Elle a arrêté de dire qu’elle était nulle.

14 / 20 au dernier contrôle de mathématiques,<br>contre 6 en novembre. Quatorze séances entre décembre et avril, une par semaine, en visio.

Le plus grand changement, ce n’est pas la note. C’est qu’elle ouvre son cahier de maths sans que je le demande.

ABAmel, la mère de Sara
CE QUE « MENTOR » VEUT DIRE ICI

Pas un répétiteur.
Quelqu’un qui cherche
d’où vient le blocage.

Un répétiteur refait le cours plus lentement. Un mentor commence par trouver l’endroit exact où l’élève a décroché — et repart de là, avec ce que l’élève sait déjà faire.

replayRefaire le coursOn reprend le chapitre du début, au même rythme, en espérant que ça passe cette fois.
my_locationTrouver le point de ruptureOn cherche la marche manquante — souvent trois chapitres en arrière — et on la construit.

C’est pour ça qu’une heure par semaine peut suffire, là où trois heures de révision ne changeaient rien.

Ton enfant a son propre blocage.

Onze mentors de mathématiques ont des créneaux cette semaine, en ligne ou près de chez toi. La première séance est sans engagement.

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