Ses trois petits-enfants vivent à Marseille. Ils lui envoient des photos chaque semaine depuis deux ans. Elle voyait les notifications s’empiler sans savoir comment les regarder.
Son fils lui a offert le téléphone en 2024 et lui a « tout montré » en une heure, le jour de son départ. Depuis, elle sait répondre aux appels. Rien d’autre.
Je ne voulais plus demander. À chaque fois qu’ils m’expliquaient, ils allaient trop vite et je voyais bien que ça les fatiguait.
C’est sa nièce qui réserve. Elle coche à domicile, parce que la visio aurait été le premier obstacle.
Anis arrive sans ordinateur et sans support. Il s’assoit à côté d’elle et lui demande de prendre son téléphone. Il ne le touchera pas une seule fois pendant l’heure.
À la fin de chaque heure, une feuille reste sur la table basse. Quatre feuilles, quatre gestes. Écrites à la main, pas imprimées.
Il ne m’a jamais pris le téléphone des mains. C’est la seule raison pour laquelle je sais le faire.
L’entourage rend service : il résout le problème du jour. Un mentor fait l’inverse — il laisse l’apprenant faire, même lentement, même de travers, parce que c’est le seul geste qui reste.
C’est aussi pourquoi l’apprenant n’a pas d’âge sur Mentorni : le plus âgé de nos apprenants a 81 ans.
Smartphone, visio, démarches en ligne, sécurité. Des mentors se déplacent à domicile et travaillent sur l’appareil de la personne.
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