Le diagnostic est tombé en janvier. L’orthophoniste travaille les sons, l’école attend des résultats, et personne ne faisait le lien entre les deux. La mentore de Lina parle à l’orthophoniste tous les quinze jours.
Lina inversait les lettres, sautait des lignes, refusait de lire à voix haute. En janvier, un bilan confirme une dyslexie. Le diagnostic soulage et ne dit pas quoi faire lundi matin.
On nous a dit ce qu’elle avait. Personne ne nous a dit comment on l’accompagne à la maison sans faire de bêtises.
Souad ne cherchait pas un cours de lecture. Elle cherchait quelqu’un qui sache ce qu’est un bilan orthophonique — et qui accepte d’appeler l’orthophoniste.
Première séance, Hajer lit le bilan en entier devant Souad et le traduit. Puis elle demande l’autorisation d’un appel de quinze minutes avec l’orthophoniste. Cet appel a lieu tous les quinze jours depuis.
Ce qui a changé, ce n’est pas une méthode. C’est que les deux personnes qui s’occupent de ma fille se parlent enfin.
Les autres histoires scolaires visent un retour à la normale. Celle-ci non : la dyslexie reste. Le travail consiste à construire des chemins de contournement, et à faire en sorte que les adultes autour de l’enfant n’en construisent pas de contradictoires.
C’est pourquoi ces mentors acceptent de parler aux orthophonistes et aux enseignants : sans ce lien, chaque séance défait celle d’avant.
Dyslexie, dyscalculie, troubles de l’attention. Des mentors formés travaillent en lien avec les orthophonistes et vous accompagnent face à l’école.
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