Moyenne de 8 en mathématiques, section sciences, épreuve en juin. Il ne s’agissait pas de combler dix ans de retard : il s’agissait de décider quoi travailler et quoi abandonner.
Bon en physique, correct en sciences, en difficulté en mathématiques depuis la première. Le conseil de classe de février parle d’un bac « incertain ». Il reste dix-sept semaines.
Il travaillait le soir, vraiment. Mais il travaillait au hasard, ce qu’il trouvait dans son cahier.
Première séance : un devoir de bac blanc en conditions réelles. Amine ne le corrige pas comme un professeur — il classe chaque erreur en lacune ancienne, méthode ou temps.
Verdict : les suites et les intégrales sont perdues, mais valent trop de points pour être lâchées. La géométrie dans l’espace est abandonnée — quatre points sur vingt, contre trente heures de travail. Ils l’ont rayée du programme.
Le jour de l’épreuve, j’ai vu l’exercice de géométrie et je l’ai sauté sans hésiter. C’était prévu depuis février.
Un rattrapage comble les lacunes. Une préparation datée fait un calcul : combien de points vaut ce chapitre, contre combien d’heures. Certains chapitres ne valent pas leur coût quand il reste quatre mois.
C’est un arbitrage qu’un élève seul ne fait jamais : renoncer à un chapitre paraît une faute, alors que c’est souvent la décision qui sauve la note.
Bac, concours, rattrapage, examens de fin d’année. Des mentors partent de l’échéance et arbitrent avec toi ce qui vaut le travail.
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