Infarctus en mars, six semaines d’arrêt, et une consigne de son cardiologue tenant en un verbe. Personne ne lui avait dit combien, à quelle intensité, ni à partir de quel signe il devait s’arrêter.
Le compte rendu de sortie recommande « une activité physique régulière adaptée ». Hamza sort de l’hôpital avec ce document, une ordonnance, et la peur de faire un geste de trop.
On m’a dit de bouger. Je n’osais même pas monter mes escaliers vite, parce que personne ne m’avait dit jusqu’où je pouvais aller.
Hamza a cherché reprise après pathologie. Le critère qui a décidé : une coach qui, dans sa présentation, demandait à échanger avec le médecin traitant avant la première séance.
Elle ne fait rien faire à la première séance. Elle lit le compte rendu, note les traitements — dont un bêtabloquant qui abaisse sa fréquence cardiaque — et appelle le cardiologue. Elle obtient trois chiffres : fréquence cible, fréquence plafond, signes d’arrêt.
Ce qu’Ilhem m’a donné, ce n’est pas un programme. C’est de savoir quand m’arrêter — et donc de pouvoir continuer.
Dans les autres coachings, le coach fixe la progression. Ici, une contrainte médicale la borne : les seuils viennent du cardiologue, et le coach travaille à l’intérieur de ce cadre en lui rendant compte.
C’est pourquoi ces coachs demandent le compte rendu médical avant la première séance — et refusent les dossiers qu’ils ne peuvent pas encadrer.
Reprise après pathologie, rééducation, activité adaptée, grossesse. Des coachs formés travaillent en lien avec ton médecin, à partir de tes seuils.
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