Comptable depuis huit ans, décidé à changer de métier sans repasser par l’école. Le problème n’était pas d’apprendre à coder — les cours en ligne sont partout. C’était de savoir si ce qu’il écrivait passerait en entreprise.
Il avait commencé à automatiser ses propres tableaux avec des macros, puis du Python. Un samedi, il a réalisé qu’il y passait ses week-ends par plaisir. Sa femme lui a demandé pourquoi il ne changeait pas de métier.
Je ne manquais pas de cours. J’en avais trop. Ce que je n’avais pas, c’était quelqu’un pour me dire si mon travail valait quelque chose.
Mehdi cherchait un mot précis dans les profils : revue de code. Il a trouvé un développeur senior qui proposait exactement ça — une heure par semaine, sur son travail réel, pas sur des exercices.
Première séance, Karim ouvre le projet dont Mehdi est le plus fier. Il ne commente pas la fonctionnalité — il commente les noms de variables, la duplication, et l’absence totale de tests. Mehdi dit avoir eu honte pendant vingt minutes.
Les cours m’ont appris à écrire du code. Karim m’a appris à écrire du code que quelqu’un d’autre peut lire.
Apprendre à coder n’a jamais été aussi accessible — et c’est précisément ce qui rend le mentorat nécessaire. Un test automatisé dit si le code fonctionne, jamais s’il est bon. Cette différence sépare un autodidacte d’un professionnel employable.
C’est aussi la plus longue relation de cette collection : neuf mois, parce qu’un changement de métier ne s’accélère pas.
Développement, data, design, cybersécurité. Des professionnels en poste relisent ton travail réel chaque semaine et te disent ce qui passerait en entretien.
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